Pourquoi n’arrivez-vous pas à décrocher du travail, même en vacances ?

Vous êtes en vacances depuis 3 jours. Le paysage a changé, le rythme aussi. Et pourtant, une partie de vous continue de vérifier ses mails, de reformuler cette phrase dite en réunion la semaine dernière, de préparer mentalement la rentrée. Le corps s’est arrêté. La tête, elle, roule encore.

Un cerveau qui n’a pas appris à s’arrêter

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, décrocher n’est pas un réflexe naturel. C’est une compétence — et comme toute compétence, elle s’apprend, ou elle s’oublie à force de ne jamais être sollicitée.

Quand le quotidien professionnel demande une vigilance constante — répondre vite, anticiper, ne rien laisser passer — le système nerveux s’installe dans un état de veille permanente. Ce n’est pas une question de volonté ou de discipline : c’est une adaptation. Le corps a appris qu’il est plus sûr de rester en alerte que de se relâcher complètement. Et une adaptation aussi profonde ne s’arrête pas simplement parce que le calendrier affiche « congés ».

Pourquoi se dire « détends-toi » ne fonctionne pas

C’est souvent la première chose qu’on essaie — et la moins efficace. Demander consciemment à son cerveau de lâcher prise revient à parler à la mauvaise partie de soi. L’hypervigilance ne vient pas de la pensée consciente ; elle vient d’une zone plus ancienne, plus automatique, qui réagit avant même qu’on ait eu le temps de réfléchir.

C’est pour cette raison que la volonté seule échoue si souvent à installer un vrai repos. On ne peut pas raisonner un système d’alerte : on peut seulement lui montrer, autrement, qu’il est possible de baisser la garde.

Ce que change l’hypnose ericksonienne

L’hypnose ne cherche pas à convaincre le mental — elle s’adresse directement à cette partie plus profonde qui maintient l’état d’alerte. En état hypnotique, on peut littéralement rejouer, en douceur, le passage d’un mode à l’autre : montrer au corps ce à quoi ressemble un vrai relâchement, jusqu’à ce qu’il redevienne accessible sans effort.

Concrètement, une séance travaille souvent sur trois axes : dissocier l’identité professionnelle de l’identité au repos, désamorcer les pensées en boucle qui reviennent sans y être invitées, et créer une « ancre » — un geste, une image, une sensation — que vous pouvez réactiver seul·e dès que la tête recommence à s’emballer, même en vacances.

Un exercice simple pour amorcer la coupure (à essayer ce soir)

Pas besoin d’être en séance pour commencer à réapprendre ce mouvement. Voici une version courte, à faire assis·e ou allongé·e, dix minutes avant de dormir :

  1. Fermez les yeux et repérez, sans les juger, les deux ou trois pensées liées au travail qui reviennent le plus souvent en ce moment.
  2. Imaginez chacune d’elles comme un dossier que vous refermez et posez sur une étagère, dans une pièce que vous visualisez précisément — un bureau, une armoire, peu importe, du moment qu’elle est nette dans votre esprit.
  3. Une fois les dossiers rangés, fermez la porte de cette pièce. Respirez lentement trois fois, en laissant l’expiration durer plus longtemps que l’inspiration, et notez simplement la sensation dans le corps à cet instant : c’est elle, l’ancre à retenir.

Cet exercice ne remplace pas un accompagnement complet, mais il donne un premier aperçu de ce que peut ressentir un système nerveux qui apprend, doucement, qu’il a le droit de se poser.

Envie d’installer une vraie coupure, durablement ?

En quelques séances d’hypnose ericksonienne, on retrouve la capacité à passer d’un mode à l’autre — pas seulement pendant les vacances, mais chaque soir en rentrant du travail.

Cabinet Strasbourg – 2 rue Otto Back
Cabinet Mundolsheim – 13 rue de Strasbourg
Téléphone – 07 66 15 62 32

Séances en ligne disponible avec ZOOM

et Bonnes vacances 🏖️

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